Bizet par lui-même

Pour tout compositeur français du dix-neuvième siècle, le prix de Rome de musique, institué en 1803, était presque un passage obligé, à plus forte raison pour ceux qui se destinaient à la carrière lyrique. Si Delibes et Saint-Saëns font exception, pour des raisons différentes l’un et l’autre, Berlioz, Gounod, Massenet et Debussy confirment la règle. Georges Bizet, brillant élève du Conservatoire où il était entré en 1848, quelques semaines avant son dixième anniversaire, ne pouvait que suivre lui aussi cette voie royale. Après une première tentative en 1853, à l’âge de 14 ans, puis un second prix en 1856, il remportait un premier grand prix l’année suivante avec la cantate Clovis et Clotilde. En décembre 1857, Bizet quittait donc Paris, sa ville natale, pour l’Italie, dont il ne reviendrait qu’en septembre 1860. Lire plus

1785, Mozart et Leif Ove Andsnes

Voilà un projet qui sort de l’ordinaire. Plutôt que d’élaborer un disque autour d’un thème ou d’une œuvre, le pianiste norvégien Leif Ove Andsnes a choisi de mettre en lumière une année particulière dans la vie de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : l’année 1785. Et quelle année ! Quatre ans se sont écoulés depuis que le compositeur a été congédié par le prince-archevêque Hieronymus von Colloredo-Mansfeld. Désormais installé à Vienne et travaillant à son propre compte, Mozart rencontre un certain succès auprès du public de la capitale, lui permettant ainsi d’écrire moins mais de travailler plus sa musique. Le contraste est net … Lire plus