Quand chaque classe sociale réclame son moment de lumière

L’émission de France-Inter autour d’un député du RN, ce dimanche 21 juin, fait venir immédiatement à l’esprit une idée qui n’aurait rien d’original si la sociologie regardait plus souvent du côté de Karl Marx que des analystes d’agences de publicité.

Ce député qui paraît intellectuellement au-dessus du lot comparé aux autres représentants du Rassemblement national, et qui d’ailleurs a commencé sa carrière politique par le sarkozysme2, est très représentatif des classes populaires supérieures et des classes moyennes inférieures de province, par son origine et surtout par les thèmes qu’il met en avant. Comme il ne vient pas de l’extrême-droite de tradition, sinistre tradition, son propos était exempt des marqueurs culturels traditionnels de cette mouvance Lire plus

Emmanuel Macron et les classes absentes

On l’a dit, en 2017, la base sociale réunie par Emmanuel Macron fut pour l’essentiel composé de la bourgeoisie managériale, des classes moyennes du secteur privé et de jeunes gens de tous horizons séduits par son dynamisme et le pied de nez fait aux partis installés. Sa base sociale de 2022 est de même nature, sauf en ce qui concerne la jeunesse, attirée par des choix plus extrêmes. Cette base sociale resserrée lui a néanmoins permis d’arriver de nouveau au second tour des présidentielles, puis de profiter du rejet de Marine Le Pen pour gagner l’élection. Il faut beaucoup de mauvaise foi et de forfanterie Lire plus