Pour en finir avec le « miracle grec » ?

Une lecture de l’histoire, devenue lieu commun, veut qu’une corrélation d’événements fondateurs survenus au tournant du Ve siècle avant l’ère actuelle soient à l’origine d’une grande civilisation mais aussi, par-delà les siècles, de la culture européenne. La constitution de la cité puis de la démocratie athénienne, l’élaboration des savoirs scientifiques, l’apparition de la philosophie, la naissance de la tragédie, etc., seraient les productions fulgurantes d’un génie particulier, associé à une langue. Elles fondent la trame d’un récit originel, celui du « miracle grec ».

Raphaël, L’École d’Athènes (détail), 1508-1512, musées du Vatican

On peut raisonnablement mettre en doute cette lecture. Les entreprises de déconstruction de ce mythe tenace n’ont pas manqué. Il faut reconnaître cependant qu’il n’est pas aisé de congédier définitivement cette belle fable. L’attachement à la culture classique, dont nous ne nous sommes pas dépris, contribue à entretenir la flamme. Faisant état de la parution du numéro 910 de la revue « Critique » intitulé Neuf comme l’Antique. La Grèce ancienne au présent, Nicolas Weill titrait ainsi : « L’éclat (presque) inaltérable du ‘miracle grec’ »1. L’exceptionnalisme grec nous inspire encore.

Fil historique d’une idée fausse

Portrait de Winckelmann par Angelica Kauffmann (1764)

En tant qu’invention historique, le « miracle grec » doit se comprendre dans le contexte culturel et politique de l’époque qui le forgea. Il s’élabore à un moment de l’histoire européenne où l’on repense les grandes civilisations passées à l’aune de l’émergence des nations-États. Il faudrait en toute rigueur établir un faisceau de faits historiques mais retenons comme événement crucial la parution en 1755 des Réflexions sur l’imitation des œuvres grecques dans la peinture et la sculpture2 de Johann Joachim Winckelmann, opuscule qui connut rapidement une grande popularité et fut traduit en plusieurs langues. Passionné d’art antique, Winckelmann fut littéralement ébloui par la perfection de la statuaire grecque de la période dite classique, dans laquelle il vit un idéal esthétique indépassable et jamais égalé. Ce moment de perfection représente à ses yeux un point d’aboutissement à partir duquel tout ne fut que dégradation ou déclin. Il ne s’agit donc pas d’un commencement alors que notre « miracle grec » sera pensé après lui comme un mythe des origines. Mais tout miracle se vit comme éblouissement et révélation.

La philologie et la philosophie allemandes lui emboîtèrent le pas et toute l’érudition du XIXe siècle vint consolider les fondations de ce récit, appelé dès lors à faire office de pierre angulaire de la conscience européenne. « On peut pratiquement définir la sensibilité historique et philosophique européenne par la confiance qu’elle place dans le ‘miracle’ original et singulier que constitue le génie de la Grèce ancienne. Cette axiome, Husserl et – en le nuançant et le révisant – Heidegger lui donnèrent une vitalité renouvelée. Il revient à la pensée grecque classique d’avoir privilégié la recherche des vérités objectives et des critères analytiques et logiques de la démonstration scientifique, ainsi que d’avoir eu l’intuition de la primauté phénoménologique des mathématiques. Aucune autre civilisation n’a franchi ce seuil. Où trouve-t-on ailleurs un Aristote ou un Euclide ? »3

Autre penseur majeur, Hegel, et en particulier ses Leçons sur l’histoire de la philosophie, délivrées devant les étudiants de Berlin entre 1823 et 1830. La philosophie aurait commencé chez les Grecs du fait de leur liberté, par opposition à l’Orient despotique4. Dans le portrait en négatif qu’il donne de l’Oriental, Hegel pose que : « Le savoir pour soi ne compte pas dans le caractère de l’oriental » 5 ; tout ne serait qu’utilitarisme chez lui, en ce qu’il est gouverné par la peur et le despotisme ; la philosophie est une affaire occidentale dont les racines sont grecques. Dans la suite du cours, Hegel infléchit sa thèse en notant le caractère somme toute relatif de la liberté des Grecs, qui se trouve alors confrontée à la liberté absolue des Germains. On comprend que le philosophe est un lecteur de la Germanie de Tacite.

Les postulats idéologiques sont patents : lorsqu’il parle de la grandeur de la Grèce devant ses étudiants berlinois, Hegel pointe finalement la supériorité de la nation allemande, qui n’existe d’ailleurs pas en tant que telle à l’époque, mais commence à se penser comme telle sous l’effet de la conquête napoléonienne, encore fraîche dans les mémoires. Quelques générations plus tard, le IIIe Reich hitlérien, dans son apologie de la race aryenne, regardera obsessionnellement en direction de la Grèce antique 6.

Cette fascination n’est pas qu’allemande. En France, le grand promoteur du miracle grec fut l’historien Ernest Renan. « Dans la science et la philosophie, déclare-t-il dans sa leçon inaugurale au Collège de France, nous sommes exclusivement grecs. La recherche des causes, savoir pour savoir, est une chose dont il n’y a nulle trace avant la Grèce, une chose que nous avons apprise d’elle seule. Babylone a eu une science, mais elle n’a pas eu le principe scientifique par excellence, la fixité absolue des lois de la nature. L’Égypte a eu la géométrie mais elle n’a pas créé les Éléments d’Euclide. Quant au vieil esprit sémitique, il est de sa nature anti-philosophique et anti-scientifique ». Cette affirmation n’appelle guère de commentaires ! Le grand savant légitime l’opinion commune de ses contemporains : la civilisation européenne ne peut plonger ses racines ailleurs qu’en Europe, et le sémite est totalement exclus de cette histoire.

Une histoire sans passé ?

Défendre l’exceptionnalité grecque, exprimée sous l’angle du miracle, revient à soutenir que les Grecs échappent à la lente marche du progrès humain : ils s’introduisent brusquement dans l’histoire, par effraction, pour réaliser le plus grand hold-up culturel de l’histoire de l’Humanité. Parce qu’ils sont une exception de l’Histoire, ils fondent une nouvelle histoire qui annule tous les ailleurs et tous les avants possibles.

Le grand historien des sciences Robert Lenoble a su exprimer en quelques mots le non-sens de ce scénario fantasmé : « Si les historiens des sciences assez patients pour étudier en toute impartialité l’œuvre des Grecs classiques tiennent que leur science fut elle aussi un ‘miracle’ au même titre que l’art de leurs écrivains et de leurs sculpteurs, les préhistoriens auraient tout autant de raison de parler de ces miracles oubliés que furent la sélection des céréales, la domestication des animaux utilisables, l’invention des premiers métaux 7.

Il n’est pas inutile de redonner la parole aux Grecs eux-mêmes, car ils furent sans miracle 8. Se pensaient-ils les inventeurs des idées et des formes qui allaient éclairer le monde pour les siècles à venir ? Se voyaient-ils comme une civilisation originale et originelle née toute casquée et armée, telle la déesse Athéna ? Il n’en fut généralement rien : ils se considéraient bien plus volontiers comme des héritiers.

L’École d’Athènes (détail), Platon et Aristote

Dans la manière grecque, tout récit historique doit commencer par la désignation du « premier inventeur » (πρῶτος εὑρετής), personnage mythique ou historique. Les latins parleront après eux d’inuentor. Au premier siècle de l’ère actuelle, l’encyclopédiste romain Pline l’Ancien se perd dans ses multiples lectures au point de se contredire au sujet des origines de la peinture : les Égyptiens l’auraient inventée, ainsi que le dessin au trait (Naturalis historia, VII, 205 ; XXXV, 16) ; les Égyptiens affirment avoir inventé cet art six mille ans avant son introduction en Grèce mais c’est une vaine prétention (Ibid. XXXV, 15). C’est pourtant bien vers l’Égypte que les penseurs grecs se tournèrent en premier lieu lorsqu’ils voulurent retracer l’histoire des arts et des sciences.

Hérodote consacre le livre II de ses Histoires à cette contrée qui fascine : les premiers chapitres reprennent la question débattue de l’ancienneté de ses habitants sur tous les autres peuples. Celui que nous considérons comme le père de l’Histoire relate notamment le discours des prêtres égyptiens, qui faisaient de leur peuple l’inventeur de l’année et de sa division en douze parties, des noms des divinités, des autels, des statues et des temples. Ils auraient également été les premiers à tailler la pierre.

Platon et l’Egypte

De tous les auteurs, Platon est sans conteste le plus talentueux artisan de la thèse égyptienne. Dans plusieurs des ses dialogues majeurs, le peuple d’Égypte passe pour avoir transmis, par l’entremise de ses prêtres, les fondements de la sagesse à la Grèce. Le fameux mythe de Theuth portant sur l’invention de l’écriture s’ouvre ainsi : « J’ai donc entendu dire que vécut près de Naucratis en Égypte un des anciens dieux de là-bas ; on appelle ibis l’oiseau qui lui est consacré, et lui-même se nomme Theuth. C’est lui qui inventa le nombre avec le calcul, la géométrie, l’astronomie, et aussi le trictrac, les dés, enfin et surtout l’écriture » 9. S’agissant d’une histoire rapportée par Socrate, Phèdre observe ensuite avec ironie : « Quelle aisance tu as, Socrate, à composer des histoires égyptiennes, ou de n’importe quel pays, selon ton bon plaisir ! ».

Les commentateurs ont beaucoup insisté sur cette place occupée par l’Égypte dans les récits de Platon, au point de supposer – à tort selon toute vraisemblance, un séjour possible du philosophe dans cette contrée. Le Timée et le Critias, célèbres notamment pour le récit mythique de l’Atlantide, défendent l’idée d’un savoir transmis par les prêtres égyptiens à Solon, sage entre les sages de la Grèce.  

Si les Grecs sont nos anciens, les Égyptiens pouvaient se voir dotés de la même aura auprès du monde hellénique. Plusieurs siècles après Platon, le grec Lucien de Samosate se montrera néanmoins très critique, voire franchement hostile, envers cette prétendue sagesse égyptienne, collection de clichés. Preuve de la longévité de cet imaginaire. Le regard des Anciens pouvait en outre se détourner vers d’autres ailleurs. Un texte fascinant reprend ce thème du voyage en Égypte, La Vie d’Apollonios de Tyane par Philostrate, texte en prose qui se présente comme la biographie véridique d’un sage pythagoricien, destiné à connaître une célébrité extraordinaire dans la seconde moitié du Ier siècle de l’ère actuelle. Le pays du Nil et ses sages jouent un rôle central dans le parcours du philosophe, qui s’engage dans un long périple à la recherche des origines véritables de la sagesse pythagoricienne dont il se veut le continuateur.

Henri-Joseph Redouté (1766-1852), aquarelle, lavis d’encre et plume, relevé d’un bas-relief, Ile de Philae, Égypte

Mirage oriental et miracle grec

Apollonios se rend d’abord en Inde, à la rencontre des Brahmanes, avant de visiter les fameux Gymnosophistes égyptiens. De cette confrontation entre deux communautés et deux mondes, Apollonios en arrivera à la conclusion que seuls les Indiens sont les véritables sages, les Gymnosophistes n’étant que leurs héritiers, inférieurs en sagesse ; ces derniers jouent cependant le rôle de passeurs, puisque c’est d’eux que Pythagore aurait reçu l’enseignement des fondements de la sagesse.

Cette comparaison entre l’Inde et l’Égypte, révèle comment s’opère un changement de perspective, un détour du regard, d’une contrée originelle proche vers une autre, plus lointaine, plus inaccessible, et évidemment plus porteuse d’exotisme, de rêve et de fantasmagories. Entre l’époque de Platon et celle d’Apollonios, un événement historique majeur intervint, le périple d’Alexandre le Grand. Les relations qui en découlèrent ouvrirent des champs et des horizons inouïs et fascinants qui reléguaient l’Égypte au rang de province voisine. Cette découverte d’un nouveau monde put conduire certains à une véritable conversion du regard, suscitée d’abord par l’émerveillement, comparable à celui que connurent les missionnaires ou les marchands européens arrivant en Chine ou, plus tard, à celui des explorateurs touchant les rivages de l’Amérique et du Nouveau Monde.

Dans sa somme magistrale en quatre tomes sur les spiritualités antiques, Henri Festugière avait mis en valeur, cette évolution du regard, toujours tourné vers l’Orient : « Le mirage oriental avait toujours séduit les imaginations de la Grèce. Aux premiers siècles de l’ère chrétienne, les esprits dégoûtés et peu à peu déshabitués du rationalisme grec s’abandonnent avec délice à l’influence étrangère. L’idée règne que les Barbares possèdent sur la Divinité des notions plus pures et plus essentielles, non qu’ils fassent meilleur usage de la raison que les Hellènes, mais, bien au contraire, parce que, négligeant la raison, ils obtiennent par des voies plus secrètes, de communiquer avec Dieu. C’est plus qu’une mode littéraire : le monde gréco-romain est comme en stupeur. » 10.

Le mirage oriental prend le dessus sur le miracle grec. On peut ici renvoyer, avec Festugière, à l’ouverture des Vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laërce : « D’aucuns veulent que la philosophie ait commencé par les Barbares : il y a eu en effet les Mages chez les Perses, les Chaldéens chez les Babyloniens ou Assyriens, les Gymnosophistes dans l’Inde, les Druides chez les Celtes et les Galates. »11

Si les modernes que nous sommes rencontrent toujours la Grèce dans leur quête de l’origine, redonner la parole aux Grecs fait comprendre qu’eux-mêmes ne se situaient pas à l’origine d’une histoire mais se concevaient comme dépositaires et traducteurs de traditions plus anciennes. La Grèce est aussi « d’ailleurs », malgré une certaine posture de supériorité et d’altérité radicale à l’égard du reste du monde, celui des barbares, qui caractérisa toujours l’hellénisme.

Peut-on alors se retrouver dans la revendication apaisée de Souleymane Bachir Diagne, qui rappelle que la philosophie n’est pas une aventure purement et exclusivement européenne ayant commencé par un « miracle grec » ?12. Le logos en tant que propre de l’Occident serait selon lui un enfant du colonialisme13. L’Histoire que nous écrivons est souvent un jeu de procès et de réhabilitations. Enterrer le miracle grec, c’est peut-être aussi remplacer un cadre idéologique par un autre, tout aussi discutable.

Il n’est pas illégitime de sauver quelque chose du mythe miraculeux, notamment parce qu’il est aussi porteur de valeurs auxquelles nous sommes attachés, à défaut d’être historiquement juste, et l’on appellera volontiers à la rescousse de ce sauvetage les deux grands hellénistes Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet : « Engagés l’une et l’autre dans une activité anticolonialiste, aussi étrangers que possible à la notion de ‘miracle grec’ telle que l’avaient façonnée depuis Winckelmann des générations de philosophes, de philologues et d’esthètes, nous ne croyions pas contraire à la vérité 14 de dire que le surgissement de la cité grecque représente effectivement une révolution : l’instauration du politique comme activité autonome. »15 On sait que des expériences de partage du pouvoir ont existé ailleurs que dans la démocratique Athènes.  On ne peut nier cependant qu’une certaine conception de la raison a contribué à l’établissement d’une manière originale de concevoir le politique dans la cité grecque.

Athènes, lieu de tous les mythes ?

Il faut accepter que les Anciens aient eux-mêmes contribué à cette affabulation. Dans l’idée que nous nous faisons du « miracle grec », Athènes joue immanquablement le premier rôle, en tant que patrie de la démocratie et de Socrate. Les athéniens se révélèrent certes fort ingrats envers ce dernier mais sa condamnation à mort représente autant un mythe qu’un événement fondateur dans l’histoire de la pensée. Son disciple Platon pouvait avoir quelques comptes à régler avec Athènes, dont il était citoyen, et son récit égyptien contribue sans doute à la révision de la propagande portée par ses compatriotes. La question des origines avait en effet pris à Athènes une tournure toute particulière.

Dans son Panégyrique, l’orateur Isocrate dresse de sa cité un portrait très flatteur, faisant d’elle l’inspiratrice de la Grèce. Ce discours, prononcé en 380 devant les nations grecques rassemblées pour les panégyries d’Olympie, devait inciter les Grecs à oublier leurs dissensions pour s’unir de nouveau contre le danger barbare, venu d’Asie mais aussi de l’ouest en la personne du tyran Denys de Syracuse. À travers ce texte de propagande politique, Isocrate dresse le tableau d’un peuple unique en son genre en tant qu’il est autochtone, mythe par lequel une nation affirme la pureté de ses origines, mais également en tant qu’il est l’instituteur de la Grèce à de multiples titres. L’orateur passe ainsi en revue les dons qu’Athènes put faire partager aux autres nations : l’agriculture, reçue de Déméter lors de sa course à la recherche de sa fille Korè, les principes de gouvernement et de justice, la philosophie, etc. Ce discours de propagande n’est pas le fait du seul Isocrate : il a pu servir à justifier l’hégémonie d’Athènes sur le reste de la Grèce à chaque fois que le besoin ou l’opportunité s’en faisait sentir.

« On sait d’ailleurs que les ambitions impérialistes de conquérants comme Napoléon, voire Hitler, ont pu être rapprochées de l’histoire athénienne »
Jacqueline de Romilly, La grandeur de l’homme au temps de Périclès
Éditions de Fallois, Paris, 2010, p. 29

Cette vision partiale de l’histoire n’obtint pas nécessairement sur les contemporains les résultats qu’elle visait mais nul doute que, dans notre conception du fameux « miracle grec », elle joue son rôle, Athènes ayant pu jouir tout au long des siècles de cette aura de patrie des arts et de la pensée. Elle le fut sans aucun doute, mais lui attribuer l’origine de tous les progrès humains reste bien douteux. Ce genre de discours visait surtout à assurer la supériorité du monde grec, placé sous la tutelle d’Athènes, sur l’ensemble des nations barbares. Nous sommes longtemps restés bercés par cette belle rhétorique athénienne capable de faire naître un mirage persistant, occultant de multiples ailleurs. Dans les faits, la littérature transmise jusqu’à nous fait incontestablement la part belle à Athènes. Mais Athènes ne fut pas toute la Grèce, et toute la Grèce ne se reconnut pas en Athènes.

Frédéric Le Blay

Ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Paris, Frédéric Le Blay est Professeur à Nantes Université, attaché au Centre François Viète d’Epistémologie et Histoire des sciences et des techniques. Philosophe des sciences, ses travaux portent principalement sur la constitution des premiers savoirs environnementaux (cosmologies, météorologie, vivant, médecine) dans le monde occidental.

Notes

Notes
1Le Monde des Livres, 30 juin 2023.
2Gedanken über die Nachahmung der grieschichen Werke in der Malerei und Bildhauerkunst.
3Georges Steiner, Les livres que je n’ai pas écrits, trad. Marianne Groulez, Gallimard, Paris, 2008, p. 33, My Unwritten Books, 2007.
4Traduction par Jean Gibelin, Gallimard, Paris, 1954, p. 266.
5Ibid. p. 268-270.
6Johann Chapoutot, Le National-socialisme et l’Antiquité, PUF, Paris, 2008.
7Histoire de l’idée de nature, Albin Michel, Paris, 1969, p. 28.
8Ce que la réédition par Riccardo Di Donato d’une sélection d’écrits du grand spécialiste de la Grèce antique Louis Gernet affiche sans ambiguïté : Les Grecs sans Miracle, La Découverte-Maspero, Paris, 1983.
9trad. Luc Brisson, GF Flammarion, Paris, 1989.
10La révélation d’Hermès Trismégiste, I. L’astrologie et les sciences occultes, Gabalda, Paris, 1950, p. 20. Il s’agit du chapitre 2 intitulé : « Les prophètes de l’Orient »
11Trad. H. Festugière.
12De langue à langue. L’hospitalité de la traduction, Albin Michel, Paris, 2022, p. 116.
13« Décoloniser l’histoire de la philosophie », Cités, 72, 2017.
14
15 La Grèce ancienne, 2. L’espace et le temps, Seuil, Paris, 1991, p. 10-11.
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