Posts Tagged ‘ Peinture ’

Histoire de la peinture française : Charles Landelle ou le triomphe de l’orientalisme

Histoire de la peinture française : Charles Landelle ou le triomphe de l’orientalisme

Charles Landelle (1821-1908) ne fut pas un peintre de renom, comme l’ont été Delacroix ou Delaroche, mais ce fut néanmoins un peintre de talent. Reconnu par la critique et par les Salons du 19ème siècle, il réussira à faire de son nom une valeur sûre de l’histoire de l’art. Charles Zacharie Landelle est né en 1821 à Laval. Il sera l’élève de Paul Delaroche puis plus tard du talentueux Ary Scheffer qui reste le pionnier du romantisme français. Dès lors, il choisit de ne pas choisir la voie du romantisme et décidera de peindre des peintures religieuses qui auront un joli succès.  Reconnu dans les années 1848 par la critique, il débutera une carrière de peintre officiel puisque Napoléon III lui commandera plusieurs toiles dès 1852. Devenu le portraitiste de la haute société bourgeoise du 19ème siècle, il recevra le prestigieux titre de La Légion d’Honneur qui fait office de reconnaissance de l’État. Sa carrière prendra un tournant dès 1866 avec un voyage au Maroc où il se passionnera pour la couleur chaude, et ce seront les premiers prémices de...

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Exposition : Masculin/Masculin, L’homme nu dans l’art de 1800 à nos jours

Exposition : Masculin/Masculin, L’homme nu dans l’art de 1800 à nos jours

« Voilà. J’espère que vous avez fait le plein », glisse la conférencière d’un air mutin à un groupe de très dignes dames grisonnantes1, en signe d’adieu, à la toute fin de parcours de  l’exposition « Masculin/Masculin » (« M/M ») devant la surprenante École de Platon de Jean Delville (1898), originellement commandée pour le programme décoratif de la flambant neuve Sorbonne – monumental aréopage verdâtre d’éphèbes blondinets, alanguis autour du Maître vraisemblablement en train de pérorer sur le Mythe de la caverne,  « composition délirante et homoérotique » qui selon Guy Cogeval, principal commissaire de l’exposition et, en tant que chef de gare d’Orsay, grand amateur de carambolages chronologico-esthétiques, « annonce clairement les délires agrémentés de LSD du Pink Narcissus de James Bidgood (1971)2 » dont un extrait en vidéo clôt l’itinéraire. Non loin, un couple homo, main dans la main, rêvasse devant La Douche.  Après la bataille d’Alexandre Alexandrovitch Deineka (1944), dérive inattendue du réalisme stalinien de guerre sur la pente savonneuse des amitiés viriles  où, nu de dos, un valeureux membre de l’Armée rouge contemple ses camarades se décrassant sous l’eau chaude et la mousse. En...

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