Une paillotte de plage (Golfe de Guinée)

Une paillotte de plage (Golfe de Guinée)

Il est midi. Je demande au chauffeur de me déposer au Blue Beach, un club à la sortie de la ville, après le port. Le Ministre de la santé m’a dit qu’il y avait une jolie paillotte-restaurant et une plage privée – le lieu où viennent le week-end les expatriés et la bonne société de la région. Le chauffeur viendra me rechercher à cinq heures. En principe, il devrait pleuvoir vers six heures du soir, ce qui laisse du temps après ce congrès ennuyeux sur les maladies tropicales et la prévention en milieu scolaire, et avant l’avion de 23 heures. L’endroit est presque vide, ce samedi, à l’heure où j’arrive. C’est la saison des pluies ; le ciel est gris de plomb et la mer est une grande étendue hostile, agitée. Sur un panneau écaillé planté au début de la plage, avec une concision de Code civil, il est indiqué : “Courants violents, mer dangereuse. Chacun se baigne sous sa propre responsabilité”. On dit qu’au loin, en mer, il y a des pirates. Je m’installe sous la paillote à une petite...

Lire la suite »

Histoire de la peinture française : Charles Landelle ou le triomphe de l’orientalisme

Histoire de la peinture française : Charles Landelle ou le triomphe de l’orientalisme

Charles Landelle (1821-1908) ne fut pas un peintre de renom, comme l’ont été Delacroix ou Delaroche, mais ce fut néanmoins un peintre de talent. Reconnu par la critique et par les Salons du 19ème siècle, il réussira à faire de son nom une valeur sûre de l’histoire de l’art. Charles Zacharie Landelle est né en 1821 à Laval. Il sera l’élève de Paul Delaroche puis plus tard du talentueux Ary Scheffer qui reste le pionnier du romantisme français. Dès lors, il choisit de ne pas choisir la voie du romantisme et décidera de peindre des peintures religieuses qui auront un joli succès.  Reconnu dans les années 1848 par la critique, il débutera une carrière de peintre officiel puisque Napoléon III lui commandera plusieurs toiles dès 1852. Devenu le portraitiste de la haute société bourgeoise du 19ème siècle, il recevra le prestigieux titre de La Légion d’Honneur qui fait office de reconnaissance de l’État. Sa carrière prendra un tournant dès 1866 avec un voyage au Maroc où il se passionnera pour la couleur chaude, et ce seront les premiers prémices de...

Lire la suite »

Géraldine Smith : retour à Belleville

Géraldine Smith : retour à Belleville

Dans son livre Rue Jean-Pierre Timbaud paru au printemps 2016, Géraldine Smith raconte une vie de famille dans un quartier de Paris qui, par la confrontation de populations très différentes, « bobos et barbus » comme dit son sous-titre, nous semble révélateur d’une certaine France d’aujourd’hui. La forme de son récit est par ailleurs très intéressante : sans prétentions sociologiques ou politiques, elle part de ses souvenirs : parents et enfants dans les écoles, amitiés, antipathies, espaces publics et privés….toute la politique de la vie quotidienne.Il semble que les débats qui ont suivi la publication de Rue Jean-Pierre Timbaud aient parfois eu du mal à rendre compte de tant de complexités, et c’est pour cela que nous avons voulu poser à Géraldine Smith, qui réside maintenant aux Etats-Unis, ces quelques questions provoquées par un livre perspicace, courageux, original. Ndlr.

Lire la suite »