Isi Véléris

septembre 2013

Israël Noël Véléris est né le 25 décembre 1933 a Bruxelles de parents juifs lituaniens. Avant d’être déportée, sa mère réussit à le cacher au Château de la Hille (Ariège) où 48 autres enfants juifs avaient été recueillis (un documentaire, « Les petits cailloux blancs » a été réalisé par Mathieu Ortlieb, il a été diffusé sur Arte).  A quinze ans, il quitte l’Europe pour les Etats Unis où il est naturalisé, puis  voyage au quatre coins du globe.

Le New York des années 60

Isi Véléris découvre la photographie par les cours de Richard Avedon, qui le prendra occasionnellement en photo, et en 1967 ouvre son petit studio sur Park Avenue South. Il collabore avec des agences de publicité et gagne sa vie comme photographe pour la mode et la publicité, au point de gagner des prix  (« Annual Art Director Show », « American Grafic Society » pour la campagne Danskin).

Il obtient le prix de la meilleure couverture de disque de l’année pour Vintage violence de John Cale. Il fréquente le Max Kansas City avec la crème de la scène underground de NYC dont Andy Warhol. Il rachète le studio de photo d’un ami sur Park Avenue. Il fréquente Patrick Demarchelier, Alex Chatelain, Pierre Houlez, Claude Guillaumin… A la même époque surtout, Isi Véléris rencontre Guy Bourdin, lui sous-loue son studio et devient son assistant quand ce dernier collabore à Vogue, Harpers et Bazaar. Il finit par devenir son représentant exclusif à New York, et restera son ami pendant plus de 20 ans jusqu’à sa mort.
Véléris revient à Paris dans les années 70.

Il collabore à Vogue, ELLE ou 20 ans et travaille pour de nombreuses campagnes publicitaires.  Il fut aussi le photographe de l’Opéra de Lille, et une série réalisée à cette époque vient de rentrer dans le catalogue de Yellow Corner.

Aujourd’hui, Isi Véléris vit à Paris près de Montmartre sans avoir rompu tout lien avec le milieu de la photographie.

Il photographie les paysages de Normandie et vient de commencer une série de sculptures.

L’une de ses photos vient de faire la couverture de la nouvelle revue OFF the wall, cultures photo.

Anna Alix Koffi

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